Prévenir la maltraitance dans le secteur sanitaire et social

S'occuper du bien-être de ceux qui s'occupent des autres

 

Pour être efficace et bienveillant quand il s'agit de servir et aider les plus fragiles , il ne suffit pas de bonnes intentions ou d'une vocation à toute épreuve....

J'ai rarement croisé des professionnels de la santé ou de la petite enfance animés par les plaisirs pervers de punir un enfant qui pleure ou de laisser une personne âgée souillée toute la journée.

 Par contre , la frustration quotidienne et permanente liée au sentiment d'impuissance et d’inefficacité useraient même les champions du monde de la motivation.

 


Le paradoxe

Diagnostiquer les souffrances, aider le sujet à exprimer ses besoins, à mettre en place ses propres solutions à son autonomie...: voici les bases des métiers de l'aide à la personne. Le professionnel passe donc son temps à s'enquérir des besoins des uns et des autres ....or personne ne semble avoir prévu de s'enquérir des problèmes à résoudre et du bien être des professionnels!!

C'est comme si il n'y avait jamais de problèmes ! Et que que tout ce qui est préconisé pour les autres ne s'applique plus dès lors que l'on est professionnel!

Aide-toi le ciel t'aidera.... bonjour les dégâts!

L'insécurité croissante

"On n'a pas le temps de bien faire notre travail" est une phrase réccurente qui donne à tous les coups l'arrière-plan manquant: il n'est pas prévu des temps de construction de solutions et de mise en place de ces dernières.

Tout le monde est dans la tâche sans prise de recul possible. Le sentiment de faire comme on peut trouve les limites de l'isolement par l'absence de réflexion collective.

La confiance en soi diminue, l'insécurité augmente développant en miroir l'insécurité des sujets à aider.

Du temps pour penser son travail

Il est courant que trop de réunionites  ait tué la réunion  juste utile et nécessaire.

Aujourd'hui, c'est  un luxe de se réunir et d'élaborer le " comment  fait-on pour..."

La  preuve en est ; même en situation de crise, les temps de réunion d'équipe sont  reléguées sur un temps dit "hors temps de travail!"

Le travail est réduit à la tâche ,déniant la nécessité de l'acte de penser son travail et de le penser collectivement.

Bilan: un climat social délétère par manque de cohésion des pratiques, une juxtaposition de solitudes individuelles, une absence de ressources pour tenir la longueur...


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Commentaires: 1
  • #1

    pfa (samedi, 03 septembre 2016 14:39)

    de très bonnes idées